Batiment ENA Strasbourg extérieur canal

Vous trouverez dans cette section les réponses aux questions les plus fréquentes au sujet de la pENA, des cycles préparatoires, du troisième concours, des aspects pratiques de la scolarité à l’ENA, des débouchés et des carrières.

Le concours pENA

Comment préparer le concours au cycle préparatoire ? Y a-t-il une préparation "officieuse" à avoir, quelques lectures à potasser ?

Il est vrai qu’en l’absence de programme précis, l’épreuve écrite dite “de culture générale” peut sembler déroutante. il est difficile de recommander des ouvrages précis mais voici quelques orientations possibles :

  • les sujets proposés portant en général sur un « grand thème de société », il est recommandé d’avoir tout d’abord une certaine familiarité avec les sujets « dans l’air du temps » : s’astreindre à la lecture régulière de quotidiens et d’hebdomadaires généralistes peut aider à élargir son champ de vision ;
  • consulter les sujets passés sur le site de l’ENA et tenter d’y répondre en 4 heures peut fournir un excellent entraînement ;
  • dans un registre plus pointu, des revues comme Esprit sont intéressantes dans l’approche thématique/débat ;
  • Des revues spécialisées telles La Gazette des communes ou encore Acteurs publics permettent de se familiariser avec les sujets spécifiques à la fonction publique, fut-elle territoriale.

On peut par ailleurs puiser dans quelques grands rapports publics (Conseil d’État, Cour des Comptes) etc. des éléments utiles. Enfin, si vous n’êtes pas trop familier avec les sciences politiques, un bon ouvrage généraliste d’histoire des idées politiques (celui de Jean Touchard reste d’actualité) et de leur évolution est recommandé et si le droit ne vous rebute pas trop, un petit manuel sur les grands principes de droit constitutionnel par exemple, ou la Constitution commentée par Guy Carcassonne. Tout ceci servira simplement à illustrer et étayer votre rédaction mais n’oubliez pas qu’il s’agit de culture générale : relisez vos classiques préférés (une bonne citation bien placée est un plus).

Sur la forme : s’entraîner à faire des plans de dissertation en deux ou trois parties et à rédiger de manière simple et correcte sur le plan orthographique, grammatical et syntaxique… Le vrai défi peut être de réapprendre à écrire à la main, sans correcteur automatique, ni relecteur.

On peut également s’inscrire à une préparation à distance d’un concours administratif. Cela peut aider à remettre à jour des connaissances mais surtout réapprendre la méthodologie de la dissertation.

Il ne faut pas négliger la préparation à l’entretien oral, qui portera essentiellement sur le parcours professionnel du candidat. Il est recommandé de s’y préparer et de se préparer à répondre à deux questions au moins : “pourquoi voulez-vous rejoindre le service public ?” et “que voulez-vous faire à l’issue de l’ENA si vous êtes pris ?”. Une connaissance minimale de l’administration et de son organisation, centrale, territoriale et internationale est recommandée. Rejoindre la haute administration est un véritable projet professionnel et il est clairement attendu du candidat qu’il s’y soit préparé, au moins intellectuellement.

Pensez-vous pertinent de s'inscrire à la préparation IGPDE à distance pour "prendre de l'avance" puis de passer le concours pENA ?

La préparation par correspondance est ciblée « concours ENA » et son contenu est bien trop riche pour le concours de la pENA. Vous risquez de vous sentir noyé, alors que ce n’est pas l’objectif. Pour le concours de la pENA, nous recommandons simplement aux candidats de s’entraîner un peu à écrire en français (sans anglicisme !).

L’intérêt de passer le concours de la pENA est que la réussite donne droit automatiquement à une bourse versée par l’ENA mais il est vrai qu’elle est surtout utile pour ceux qui choisissent une prépa à temps plein et ne disposent plus de revenus d’activité.

Les cycles préparatoires

Comment financer l’année de préparation au 3e concours ? L’employeur peut-il participer ?

Une rémunération est possible dans deux cas bien distincts :

  • Vous avez obtenu un congé individuel de formation (CIF) et l’organisme paritaire (le plus souvent, il s’agit d’un Fongecif) a accepté de prendre en charge partiellement votre rémunération. Dans ce cas, c’est votre employeur qui continue à vous faire l’avance de la part de votre ancien salaire (80 à 100 % selon l’accord de la commission).
    En pratique, il est très rare d’obtenir ce financement mais le dépôt du dossier étant nécessaire vis-à-vis de l’employeur, demander ne coûte rien. En cas de refus, n’hésitez pas à faire un recours gracieux.
  • La bourse versée par l’ENA. Si vous avez réussi les épreuves de sélection permettant l’accès à la pENA, il est prévu une bourse, versée par l’ENA durant toute la durée de la préparation (et, pour ceux qui sont admissibles, jusqu’à la date de publication des résultats du concours). Actuellement, le montant de cette bourse est de 1 400 € nets par mois ; elle n’est cumulable avec aucune autre rémunération.

La bourse ouvre-t-elle des droits particuliers ?

La bourse versée par l’ENA permet de bénéficier des droits suivants :

  • Assurance-maladie : l’ENA cotise pour le stagiaire à l’Assurance maladie, vous êtes donc couverts par le régime de base de la fonction publique. En revanche, il appartient au stagiaire de se couvrir en termes d’assurance complémentaire (la Mutuelle centrale des finances propose une formule peu onéreuse pour les préparationnaires et les élèves).
  • Assurance-vieillesse : Vous continuez à travers la bourse à cotiser pour la retraite (régime de base + complémentaire), il n’y a donc pas de perte en termes de trimestres validés. Toutefois, le montant de la cotisation est à proportion du montant de la bourse, ce qui aura un impact au moment de la liquidation de la retraite.

La bourse n’ouvre pas de droits au titre de l’assurance-chômage, car il n’y a pas de cotisation. Il est donc essentiel de choisir, pour les salariés, un montage permettant le retour dans l’entreprise en cas d’échec ou, pour ceux qui sont au chômage, de vérifier au préalable avec Pôle Emploi qu’ils pourront bénéficier à nouveau d’une prise en charge.

Est-il nécessaire de faire une prépa pour réussir le 3e concours de l’ENA ?

Ce n’est pas une condition sine qua non mais l’expérience montre que la grande majorité des lauréats du 3e concours ont suivi une préparation spécifique. Il s’agit de la préparation de l’IGPDE et de celles dispensées dans les IEP de Bordeaux, Grenoble, Rennes et Strasbourg. Cette préparation est à temps plein, accessible sur concours, mais certains candidats ont pu être reçus en ayant préparé par correspondance ou en présence limitée (formule midi-soir de l’IGPDE, par exemple). Certains sites internet, comme OpenInterest peuvent utilement compléter cette préparation.

Quels sont les centres de préparation au 3e concours ? Toutes les préparations sont-elles à plein temps ?

L’accès au cycle de préparation au troisième concours est soumis à des épreuves de sélection gérées et organisées directement par l’ENA. Les candidats reçus aux épreuves sont ensuite affecté par l’ENA, selon une fiche de vœux, dans l’un des 5 centres habilités à organiser un cycle de préparation au 3e concours (IGPDE à Vincennes pour la grande majorité des candidats mais aussi IEP de Bordeaux, Grenoble, Rennes et Strasbourg). Il existe d’autres modalités de préparation non soumises à une sélection par concours : il est en effet aussi possible de s’inscrire au cours dispensés par l’IGPDE en formule midi et soir, de suivre la préparation par correspondance ou un séminaire intensif pendant l’été.

Quel est le profil des personnes qui ont réussi le 3e concours ? quelle est leur formation initiale ? faut-il être diplômé d’une grande école ?

Difficile de donner un profil type des anciens de l’ENA issus du 3e concours. Si la plupart d’entre eux a un bagage universitaire assez conséquent, tous ne sont pas issus des grandes écoles. La préparation au concours est destinée précisément à permettre à toute personne suffisamment motivée de se mettre à niveau. Il n’y a pas de conditions préalables. En revanche, la prépa paraît quasi indispensable, quelle que soit sa formule.

Nous présentons sur ce site des témoignages et des éléments tirés des rapports du jury.

Comparativement à des classes préparatoires aux grandes écoles, quelle est la charge de travail durant le pENA ?

C’est une prépa, donc un principe de compétition. À moins d’être très doué (cela arrive), une solide quantité de travail est a priori indispensable pour prétendre réussir le concours. On ne se prépare pas sans un rythme continu, en s’astreignant à des épreuves d’essai de manière régulière (l’IGPDE organise des « galops d’essai » chaque semaine et deux concours blancs).

En cas d'échec au concours de l'ENA, quelles sont les perspectives après avoir suivi le cycle préparatoire pENA ? Le pENA est-il valorisable sur un plan professionnel ?

La pENA n’est pas considérée comme une formation diplômante et est très peu connue hors de la fonction publique. Cela étant, elle présente l’intérêt de donner une solide culture de base qui peut être mise à profit le cas échéant en présentant d’autres concours de la fonction publique : on peut citer notamment le 3e concours d’administrateur territorial qui permet, via l’INET, d’accéder aux emplois supérieurs des collectivités. Quelques personnes tentent leur chance au concours spécial de recrutement des magistrats administratifs via l’ENM. Enfin, de nombreux candidats malheureux au 3e concours de l’ENA ont pu intégrer les IRA qui constituent également une voie d’accès à la fonction publique d’État. Dans tous les cas, l’investissement pENA est toujours un plus.

Le passage par une pENA peut être mis en avant si l’on est candidat à un poste de contractuel dans la fonction publique, mais il constitue seulement un point positif plutôt qu’un élément réellement déterminant pour le recruteur.

Enfin, après une pENA assidue, dans les deux années qui suivent, on est dispensé de la condition de diplôme exigée pour les concours de la fonction publique de catégorie A.

Les épreuves du troisième concours

C’est quoi cette nouvelle épreuve écrite de finances publiques ?

L’épreuve de finances publiques est devenue obligatoire à l’écrit. Elle remplace l’option. Elle est constituée de trois questions, éventuellement assorties de documents ou de tableaux, permettant d’initier une réflexion construite et argumentée. Plutôt qu’une exploitation exhaustive et essentiellement descriptive, il est souhaitable de mobiliser les documents à titre illustratif à l’appui d’une argumentation.

Elle ne dure que 3 heures et a un coefficient un peu inférieur aux autres épreuves d’admissibilité.

C’est quoi cette nouvelle épreuve orale collective d’interaction ?

Cette nouvelle épreuve fait tenir successivement trois rôles différents à chaque candidat : exposant, répondant, observateur. Elle vise moins à mesurer la culture générale que la capacité à travailler en synergie avec une équipe, à développer une argumentation et à la confronter à celle de son interlocuteur, en profitant de son apport, sans pour autant renier ses convictions personnelles, à analyser et à interpréter rapidement les objectifs poursuivis, les résultats obtenus et les comportements associés, mais aussi à s’engager, à défendre ses convictions avec calme et ouverture d’esprit, à émettre un jugement tout en restant objectif et bienveillant.

Voici quelques sujets :

  • Vivre l’aventure, est-ce encore possible ?
  • Imite, assimile et ensuite innove
  • Le diable se cache dans les détails
  • La lecture est une amitié
  • L’autorité ne va pas sans prestige ni le prestige sans éloignement

Comment aborder mon engagement syndical dans mon dossier puis (si je suis admissible) avec le jury ?

Il faut bien distinguer les responsabilités professionnelles et syndicales, sans les masquer. Votre métier « de base » en tant que tel constituera pour le jury un premier sujet d’intérêt. Cependant, n’hésitez pas à exposer vos responsabilités syndicales. Vous serez probablement amené à expliquer en quoi cette expérience peut constituer un intérêt dans une future carrière de fonctionnaire : connaissance du monde du travail, du dialogue social, rôle et utilité des syndicats… Documentez-vous sur le paysage syndical de la fonction publique et ses grands enjeux. Dans de nombreux postes en sortie d’ENA, ces connaissances et cette expérience peuvent être directement utiles.

Le jury pourra aussi vous questionner sur des points que vous serez supposé mieux connaître que d’autres candidats : le morcellement du paysage syndical français, les raisons de la relative faiblesse syndicale en France par rapport à certains pays, etc.

Enfin, vous aurez sans doute un membre du jury qui vous demandera si vous vous imaginez un jour dans une fonction préfectorale, face à un mouvement « dur », obligé de prendre des décisions difficiles (concours de la force publique suite à une décision de justice par ex.).

La question principale que se posera le jury, sans nécessairement l’exprimer de manière directe, c’est la capacité à concilier cet engagement avec la carrière du haut fonctionnaire et sa neutralité.

La scolarité à l’ENA

Quelle est la rémunération d’un élève de l’ENA recruté par la voie du 3e concours ?

Il faut distinguer la période de cours à Strasbourg des stages.

A l’école, les 3e concours reçoivent un traitement qui est supérieur à celui des autres élèves ; actuellement, le montant de cette rémunération s’élève à 1 662 € bruts/mois + 833 € bruts/mois d’indemnité forfaitaire + une indemnité de formation d’un montant total de 6 816 € payée en 4 fois sur les 2 ans de formation auxquels il faut, le cas échéant, ajouter le supplément familial de traitement correspondant au nombre d’enfants à charge.

En stage, une indemnité s’ajoute au traitement mensuel ; son montant varie selon le type de stage et le lieu d’affectation. En France, elle est de 9,40 € journalier x2 ou x3 (si chef de famille) pendant les 90 premiers jours du stage, x1 ou x2 du 91e au 180e jour. A l’étranger, un taux journalier est utilisé (fixé par arrêté) aussi avec une dégressivité dans le temps à partir du 31e jour avec 30 % du taux journalier.

Si les élèves de l’ENA sont bien traités s’agissant d’un temps de formation, il faut cependant être conscient que la période de scolarité se traduit pour la plupart des élèves venant du secteur privé par une baisse sensible de leurs revenus.

Est-il facile de se loger pendant la scolarité ?

A Strasbourg, les élèves de l’ENA peuvent se loger soit dans la résidence Charles de Foucauld, soit dans le parc privé. L’École fournir des informations précises sur l’offre mais il faut s’y prendre au plus tôt. Certains élèves prennent une colocation à proximité de l’École. En stage, les élèves sont souvent logés lorsqu’ils sont affectés en préfecture (voire en ambassade). Le stage entreprise peut avoir lieu à proximité de votre résidence principale. N’hésitez pas à solliciter vos camarades de la précédente promotion.

Comment parvient-on à concilier la scolarité à l’ENA et la vie familiale ?

L’École est relativement conciliante à l’égard des élèves faisant état de contraintes familiales. Il est ainsi possible de demander à effectuer certains stages en région parisienne ou à proximité de son domicile. Certains élèves font le choix de s’installer à Strasbourg avec leur famille et peuvent demander à effectuer les différents stages en Alsace. La décision de passer le concours de l’ENA doit ainsi être appréciée en fonction de la situation de chacun, voire faire l’objet d’une concertation conjugale !

Il faut au préalable bien évaluer les contraintes, ne pas sous-estimer l’investissement en temps personnel et avoir un entourage (notamment un conjoint) qui adhère au projet.

Je viens d’être admis et on me demande déjà mes voeux pour les stages. Quelle stratégie adopter ?

Tout d’abord il ne faut pas hésiter à expliquer ses contraintes personnelles, surtout si on a charge de famille. La direction des stages fait de son mieux pour en tenir compte. Concernant le stage territoire, il est préférable d’aller en préfecture plutôt qu’en collectivité, cela participera à l’acculturation à la fonction publique d’Etat. De plus c’est un bon moyen de se forger un début de réseau. Pour le stage international, il est intéressant d’aller dans une institution européenne ou une ambassade de l’Union afin de se plonger concrètement dans les méandres de l’UE.

Les débouchés et les carrières

Quels sont les postes proposés à la sortie ? Combien sont-ils payés ?

A la sortie sont proposés un peu plus de postes que d’élèves, ce qui laisse le choix au dernier du classement entre 3 postes environ. Les 12 ou 15 premiers du classement (la “botte”) prennent traditionnellement les postes des grands corps (Inspection générale des finances, Conseil d’État et Cour des comptes). D’autres corps d’inspection proposent systématiquement des postes : l’Inspection générale d’administration (IGA, rattachée à l’Intérieur) et l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS). La majeure partie des postes est proposée en administration centrale : chef de bureau, adjoint à un chef de bureau ou chargé de mission. Sachant que la taille d’un bureau d’administration centrale peut varier de 5 à 50 agents. Le ministère de l’Intérieur propose des postes en centrale (toujours les mêmes une année sur deux) et des postes en préfecture (directeur de cabinet). Il est également possible de choisir un poste en tribunal administratif ou dans une Chambre régionale des comptes. La Ville de Paris est la seule collectivité à recruter à la sortie de l’ENA (plutôt sur des fonctions support).

Grâce à la reprise de 4 ans d’ancienneté, les sortants du 3e concours sont mieux rémunérés que les externes. Cependant, le niveau de primes dépend d’un corps à l’autre, d’un ministère à l’autre voire d’un poste à l’autre. L’indice des 3e concours sortants est 619, ce qui donne en 2015 un traitement brut indiciaire de 2 866 €. A cela s’ajoutent des primes diverses et variées (résidence, famille, ministérielles et surtout Rifseep) qui permettent d’aboutir à une moyenne autour de 4 900 € brut, soit 4 300 € net par mois.

Quel type de fonctions exercent les élèves issus du 3e concours après l’ENA ?

Au même titre que les autres élèves, les 3e concours peuvent prétendre à une large palette de fonctions au service de l’État. On compte des 3e concours dans tous les Grands corps de l’État (Inspection générale des finances, Conseil d’État, Cour des comptes), dans les fonctions de contrôle, dans les juridictions administratives et dans tous les ministères. Comme pour leurs camarades de promotion, leur choix à l’issue de la scolarité dépend de leur classement de sortie. Ensuite, chaque élève peut s’inscrire dans un schéma de carrière et bénéficier de passerelles entre les différentes administrations, notamment au travers de la mobilité statutaire.

Lors d'une séance de questions au gouvernement, un député a déploré un avancement de carrière plus long aux sortants de l'ENA issus du 3e concours. De même, il faisait remarquer que les postes proposés étaient moins attractifs et que le système par classement de sortie était très pénalisant. Ce constat est-il sérieux ? Qu'en est-il aujourd'hui ?

Il y a « longtemps » (lorsque le 3e concours était encore tout neuf…), c’était une opinion assez courante parmi les « spécialistes » de la fonction publique. Les choses ont pas mal évolué. Quant au système de classement, il n’est pas tellement plus pénalisant pour les 3C que pour les internes. Comme tout processus de sélection, il peut apparaître injuste et scolaire mais pas nécessairement discriminant à l’égard des 3e concours, en tout cas pas plus qu’à l’égard des élèves issus du concours interne.

Le principal reproche que l’on peut faire au système actuel est qu’il ne permet pas réellement de valoriser les carrières antérieures.

Le parcours de carrière est, au moins au départ, assez stéréotypé avec certains passages obligés (premier poste d’adjoint pour les administrateurs civils par exemple, mobilité, etc.) qui sont identiques à tous les anciens élèves de l’ENA quels que soient leur âge ou leur expérience antérieure. Les recruteurs apprécient en revanche généralement la maturité, l’expérience, voire les qualités managériales des 3e concours, qui peuvent leur ouvrir des opportunités en milieu de carrière.